Cette sous-culture issue du mouvement punk, s'inspirant du cinéma expressionniste allemand, du fantastique et du roman gothique, se caractérise par une esthétique sombre, macabre, parfois provocatrice.
Esthétique qui se traduira par un code vestimentaire exaltant la sensualité, suivant lequel les gothiques, souvent adeptes des modifications corporelles, n'hésitent pas à jouer sur la confusion des genres.
À la fin de l'année 1983, la sous-culture gothique a son existence propre. Elle devient indépendante du punk dont elle pouvait être considérée comme un des multiples courants dans les années précédentes.
L'attribution du nom « gothique » à cette scène aura une influence considérable sur son évolution future. En effet, la population constituant les prémices du mouvement s'était agglomérée par affinité culturelle, donc principalement autour de groupes de musique.
Dès lors que le mouvement sera appelé « goth », il va attirer tous ceux qui se reconnaissent dans ce vocable. N'ayant eu que peu, ou pas, de contacts préalables avec le mouvement à proprement parler, ces « nouveaux venus » ne partagent que peu de traits communs avec la scène gothique primordiale. Ce phénomène, encore amplifié par l'émergence du mouvement goth dans les médias (et bien plus tard, Internet), aura pour conséquence un formidable enrichissement - allant parfois jusqu'à la dispersion - de ce qui sera considéré, souvent au grand dam des puristes, comme relevant de la culture gothique.




